Maia chauvier | Poésie | chanson | musique | théâtre | interprète | auteur | slam flamenco rock

Ateliers et textes

Le groupe Mujeres soulevées.
 
Articles à lire, terrains de recherche et associations à découvrir :
 
« Une politique de transformation des auteurs de violence dans une perspective féministe commune.  Il s’agira d’analyser les causes de la violence de façon intransigeante:  économique, sociale, genrée, raciale, accès aux soins, aux communs, à une vie digne, à ne pas vivre en précarité, à ne pas être agressé-es en rue, sur son lieu de travail, etc.
Rien ne justifie ou ne peut minimiser la violence injuste envers une femme.  
Une situation de violence contre une femme s’inscrit toujours dans un monde barbare.  
Qu’est-ce qui rend un homme violent sur une femme? 
Quels sont les contours, les socles du monde qui ont permis cette violence-là? 
Quels chemins possibles pour une justice communautaire libératrice? Quels chemins pour  faire gronder le « Nunca mas » Il s’agit de co construire une paix, une justice libératrice qui n’oublie pas les actes des hommes  et d’aller contre toute forme de guerre.
Viol, agression, harcèlement.  A la maison ou sur les lieux de travail. Le prix est catastrophique tant au niveau de la santé mentale qu’ économiques, pour ceux et celles qui le subissent, au travail, dans l’intimité ou sur la route.  
« On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne parle jamais des rives qui l’enserrent »
Encore faut il comprendre les rives et bien viser, quand la colère se soulève .
Le monde est une bien triste boutique. 
Reboiser l’âme humaine disait Julos Beaucarne dans la lettre qu’il adressa au monde après le meurtre de sa femme .
Ni una menos crient elles au Chili, au Vénézuela, en Argentine, en Italie, en Espagne comme en Belgique. 
Les personnes issues de parcours migratoires, en situation fragile et précaire  ou/et les femmes  paient les conséquences de cette violence systémique sociale qui atteint tout le monde: c’est pourquoi les luttes sont sur tous les fronts: anti racistes, anti capitalistes, anti sexistes, anti coloniales et d’accès aux soins, à une vie digne et respectée.
Les femmes n’ont absolument pas à payer pour ce monde-ci.  Bien souvent elles reçoivent une décharge de violence. Particulièrement en situation d’exil ou de guerre.  
S’acharner à trouver des pistes d’émancipation collective loin de la haine et de la rancœur,
Respecter une femme dans sa liberté est bien plus difficile que de la détruire, surtout si le choix est de s’élever contre ce monde ci. « 
Extrait d’une interview de la poétesse  Luna Maïmouna. 
 
Contre le fascisme:
Féministes Italiennes en lutte:
http://www.cadtm.org/Non-Una-di-Meno-les-feministes

Inventer des miracles féministes : nouvelles possibilités[1]

https://pinarselek.fr/actualites/congres-des-recherches-feministes-dans-la-francophonie-2018/

 

Recherche dans une perspective de construction féministe et de justice: Justice libératrice transformatrice/ en milieu communautaire dans les communautés indigènes. Ce qu’ils ont à nous apprendre sur notre monde occidental où bien souvent la communauté se déresponsabilise, détourne le regard, se tait, démissionne ou se sent impuissante, ainsi que le milieu, là où a surgit la violence. Briser le silence, le transformer en actes et entamer des processus de co construction d’autres rapports, de soins et de réparation pour tout le monde.  C’est tout les milieux et le monde qu’il faut questionner et responsabiliser. Pour une vraie perspective de changement . Dans une perspective anti capitaliste, décoloniale et féministe.

Hasta siempre comandante Ramona:

http://www.garance.be/spip.php?article1042

La loi révolutionnaire des femmes zapatistes:

http://serpent-libertaire.over-blog.com/2014/08/la-loi-revolutionnaire-des-femmes-de-l-ezln.html

Une justice transformatrice/ réparation/responsabilisation.

http://www.garance.be/spip.php?article586

http://www.garance.be/spip.php?article1051

A découvrir, praxis, travail auprès des auteurs de violence  : une tentative, des ressources peuvent aider :

http://www.asblpraxis.be/pour-particuliers/groupes-responsabilisation/pourquoi-une-aide-aux-auteures/ s’aider des outils de l’éducation populaire

Texte issu des usagères de la psychiatrie : 
https://www.forumpsy.net/t1146-domination-masculine-et-violences-faites-aux-femmes-en-milieu-totalitaire-psychiatrique?fbclid=IwAR3s7fia9KCFkxtRubP7f2zUle0SBaHVu3fmW36XlvTrc9wQc4q4EaqK9aE#.Vxx9hFLQpZA.mailto
 
https://christinedelphy.wordpress.com/2015/03/06/misogynie-2-0-harcelement-et-violence-en-ligne/
 
https://www.sudouest.fr/2018/06/27/harcelees-agressees-en-espagne-la-revolte-des-cueilleuses-de-fraises-marocaines-5182994-4803.php
 
https://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=transcription_hirigoyen_mf_ent
 
 
 
FORMATION AVEC PINAR SELEK au CFS en novembre le 15 novembre.
Ateliers/invitation/ formations et transformations! 
 
Au programme en novembre : 
- Creuser des outils théoriques pour une critique de la violence et du militarisme/ faire une mise en lien entre violence militaire, coloniale et conquête du corps des femmes, de la violence domestique, du viol ou/et du harcèlement comme instrument de torture ; 
- Penser ensemble des outils (artistiques, philosophiques et juridiques) pour des processus de création joyeuse d’auto défense pour les femmes ; 
- Voir comment construire des complicités avec les hommes lors de ces processus ; 
- Donner des outils pour comprendre la construction sociale de la masculinité et de l’oppression des femmes. Comment « un enfant innocent » se transforme en un homme violent ? Quels sont les mécanismes de construction mis en place ? 
- Analyser comment des personnes lamda subissant des violences peuvent à leur tour devenir des tortionnaires. Il s’agira également d’analyser les stratégies de violence faite aux femmes comme nouveau fascisme en marche, comme dispositif de pouvoir et comme remise au pas de celles qui auraient des velléités émancipatrices ; 
- Affirmer que la lutte anti-fasciste passe par la lutte féministe ; 
- Mener une analyse transversale de la violence physique, sexuelle, émotionnelle, économique, idéelle à travers les rapports de genre, de classe sociale et de race.
 
Formation au CFS avec: 
Pinar Selek est née à Istanbul. Elle est féministe, antimilitariste, sociologue, écrivaine et militante. Elle a construit sa pensée et sa vie auprès des femmes, des exclu-es, des prostituées.
En 1995, elle cofonde l’Atelier des Artistes de Rue, dont elle sera la coordinatrice et auquel participent des personnes sans domicile fixe, des enfants, des tziganes, des étudiants, des femmes au foyer, des travesti-es, des transexuel-les, des prostitué-es…
Elle est arrêtée, en juillet 1998, par la police d’Istanbul et sera torturée… Elle résiste et est alors accusée d’avoir déposée une bombe au marché aux épices d’Istanbul. C’est le début d’un acharnement politico-judiciaire qui est aujourd’hui dans sa dix-septième année. Elle passera deux ans et demi en prison. 
Elle sera finalement libérée, en décembre 2000, et mettra à profit sa notoriété pour organiser plusieurs « Rencontres des femmes pour la paix ». 
Elle fondera également avec d’autres féministes l’association Amargi qui s’engage dans les mobilisations contre les violences faites aux femmes, pour la paix et contre toutes les dominations et qui ouvre la première librairie féministe au centre d’Istanbul. Plus tard, une revue féministe du même nom sera créée. 
A quatre reprises, elle sera acquittée, mais la Cour de cassation continuera de s’acharner…
Pinar Selek participera à des manifestations antimilitaristes et continuera d’ écrire contre le militarisme, le nationalisme, l’hétérosexisme, le capitalisme, et toutes les formes de domination.
En exil depuis 2008, Pinar Selek vit en France. Mettant en pratique ses analyses sur la nécessité de la convergence des luttes face à l’intersectionnalité des systèmes de domination, elle continue d’écrire et de participer à de nombreuses rencontres un peu partout en France et en Europe…
Quatre de ses livres ont été publié en français, « Loin de chez moi… mais jusqu’où ? » aux éditions iXe en mars 2012, « La maison du Bosphore », son premier roman, aux éditions Liana Lévi en avril 2013, « Service militaire en Turquie et construction de la classe de sexe dominante . Devenir homme en rampant », aux éditions l’Harmathan en février 2014 et « Parce qu’ils sont arméniens », aux éditions Liana Lévi en février 2015.
Elle mène actuellement plusieurs recherches et elle enseigne les sciences politiques à l’Université de Sophiantipolis-Nice. Elle continue son engagement à distance par l’intermédiaire de la revue féministe Amargi et en intervenant dans des rencontres grâce aux nouvelles technologies de communication.
Le mouvement féministe représente pour elle une dissidence dont le projet va bien au delà d’une lutte pour l’égalité. Pinar Selek s’inscrit dans les luttes locales et internationales contre toutes les formes de domination en espérant contribuer à réinventer la politique malgré la violence extrême et voir un jour un monde de paix et de justice, pour toutes et tous.
Condamnée en 2017, elle risque aujourd’hui la réclusion criminelle à perpétuité en Turquie.
 
 
Deux ateliers Ecriture et oralité donné par Maïa Chauvier: fragments de Femmes:
 
Des femmes qui résistent à la barbarie et aux dominations.
Des femmes recelant les richesses, les histoires reléguées dans l’ombre, des histoires d’exil, des luttes invisibilisées…
Nous irons fréquenter des griottes et autrices de divers continents, fréquentant la poésie, l’oralité comme un cri ou un énorme rire. A travers l’histoire et au présent, nous visiterons des femmes poétesses, résistantes avec ou sans nom.
Des incendiaires d’ici et d’ailleurs. 
Des oubliées de l’histoire.
Des aimantes. Des soignantes.
Des voix violentées. Des voix harcelées.
Des voix assassinées.
Des voix combattantes. Des voix migrantes.
Des voix contre la guerre
Des hommes déserteurs et des mouvements qui ont pris le maquis aux côtés des femmes, ne parlent pas à la place mais écrivent, luttent, prennent position à leurs côtés, ceux qui parient et ont le courage de la métamorphose, de questionner les rapports dans leurs écritures et leurs pratiques.
Écritures singulières ou collectives puisant dans les ressources inépuisables des écrits et des histoires orales de femmes. Écritures anti racistes, anti sexistes et anti capitalistes célébrant les résistances. 
Écritures de celles et ceux qui tentent de déconstruire des mondes non choisis et co-construire des mondes possibles », en faire une force collective poétique et bien vivante sur la scène.
Visites et inspirations d’écritures de femmes de divers continents, temps, poèmes, essais, paroles, actes, chant, musique, mouvements de luttes de femmes qui se disent féministes ou pas.
 
A pleine voix :
 

Devenir ces griot.te.s qui tentent de transmettre et de fabriquer des histoires, bien vives face à ce qui nous arrache la voix. Cette mort que produit l’histoire contemporaine avec ses lots de camps, d’abjections, de disparu.e.s, des racismes institués, de colonisations, de victimes de guerre économique, sociale et humaine. Cette mort, qui organise nos résignations, nos maladies, nos marches funèbres à travers le siècle.

Cette parole confrontée aux impossibles, cherchant des issues, contre vents et marée, à créer des chemins possibles qui nous emmènent ailleurs, et font rupture. En quête de personnages possibles et de capacité de raconter. Paroles traçant des nouvelles forces de vie donnant une consistance au réel, à l’imaginaire et y puisant ses armes. Sans cesse acculées à devoir se réinventer pour ne pas se laisser capturer. Des outils de rassemblement, de formation et de partage. Paroles multiples, contradictoires, entendre par parole, la partie orale de tout texte écrit, qu’elle soit une écriture orale, la transmission d’une histoire, ou une écriture sur un bout de papier, sur un mur, sur un rythme ou à travers un chant. C’est à dire qu’elle puisse devenir une matière voix, une matière corps.

Il s’agira de faire connaître des singularités, de partir à la recherche de voix qui mettent l’accent là où elles l’entendent, qui pratiquent l’art de résister, de provoquer, de se soustraire, d’attaquer, de jouer ou déjouer, arpentant la vie, passeur.sseuse.s de génération en génération, sur une ou plusieurs langues, voix de passage ou d’ ancrage s’inscrivant dans des devenirs à la recherche de ressources inédites.

pour plus de détail: voir ci dessous:

http://ep.cfsasbl.be/A-pleine-voix
et
http://ep.cfsasbl.be/Fragments-d-histoires-de-femmes-Basta-Ya
 
 
 


16 Juin 2012

 

© Maïa

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