Maia chauvier | Poésie | chanson | musique | théâtre | interprète | auteur | slam flamenco rock

Presse

Maïa dans la presse

Le groupe Récital Boxon – né de la rencontre entre Maïa Chauvier, comédienne et chanteuse, et David Marolito, guitariste compositeur – sort son premier album : une grande clameur en cavale, chantée et déclamée, rageuse, furieuse, contagieuse. Dans un interrogatoire en forme de provocation, Maïa Chauvier écrit : « J’aime quand je quitte cet état modeste inculqué à mon sexe / balance des langues sur tes lèvres / des pommes pourries sur la civilisation ». C’est tout à fait ça, et en plus c’est beau à écouter. Les arrangements, simples, sont efficaces et, posés sur l’ample voix de Maïa Chauvier, nous embarquent : java-guitare-chanson-rock-musique urbaine-accordéon, accords klezmer pour Débordement, sonorités cubaines et lyrisme à la Mano Solopour la redoutable Femme Fatale, phrases balancées avec un musical dédain à la Brigitte Fontaine dans Irrésistiblement… Conne, sans frontières donc, sans étiquettes et sans scrupules. Avec une bonne dose de féminisme, un désir de justice infini – Semira Adamu, le procès –, une profonde colère (le « cri de guerre conjugué au féminin » de Mona), et de la joie, qui irradie malgré les ombres. (S.P.)

Coup de cœur Récital Boxon, Axelle Mag, 01/05/2015

La crise, voile noir sur la Bourse et le moral, a repris un coup de rein depuis 2007 et de quoi parle t on ces jours ci si ce n’est de la dette grecque ? Paradoxalement, l’économie délétère semble peu avoir essaimé dans le domaine musical, belge en particulier. Et puis voilà que débarque le sextet bruxellois Récital Boxon avec un premier album, Elle frappe la terre rouge frémissant des spasmes de l’époque. Il les emporte en neuf chansons traversées de « paralysies et de sursauts » comme le chante Maïa Chauvier dans Débordement, hymne que n’aurait pas désavoué le vieux Ferré. Mais cette colère sourde rouge, n’est jamais taillée dans le vulgum politicus, plutôt dans des saillies ironiques où la révolte enlace la poésie pour conduire à la jouissance, y compris celle des consciences. La magie vient de cette voix presque enfantine, spoken word consumé par des musiques chaudes, hispanisantes ou orientales. Un peu comme si Mano Solo revenait en femme mélancolique : coup de cœur. PH.C

Beau Boxon, Le Vif, 31/12/2015

«Si, par amitié, je pouvais vous «obliger» à vous rendre à ce spectacle, je le ferais.

Spectacle engagé et puissant, on y est pris dès le premier instant. Cri d’indignation face aux meurtres institués, face aux supercheries «entendues», face à nos silences impuissants et à nos replis confortables, il réveille notre flamme intérieure et nous convoque discrètement à ne pas s’endormir par dépit. Il serait juste que ce poème politique, subtil et sans pathos, puisse être largement partagé.»

Ghislaine Weissgerber

« Je ne puis que vous recommander de ne pas manquer les occasions que vous pourriez avoir de découvrir son spectacle. Où elle nous raconte de petites histoires qui ont trait à nos vie et à la sienne, à celles de ces gens, que nous croisons au gré de notre cheminement dans un monde dont elle dit, avec ironie, tendresse et, parfois, férocité, combien il peut-être cruel et injuste, combien aussi nous sommes parfois les jouets de l’aveugle fatalité et les victimes abasourdies de la bêtise qui se manifeste partout. Par moment, je n’ai aucune honte à le confesser, j’ai eu de grosses larmes d’émotion au bord des yeux tant ce petit bout de femme possède le merveilleux talent de l’écriture et de la parole. J’ai ri aussi, et très fort, à l’irrésistible manière qu’elle a de brosser le portrait des figures auxquelles ils nous arrive d’avoir à faire, dans l’administration, les bureaux d’embauche et autres lieux infernaux que nous sommes tenus de fréquenter sous peine de sanctions de toutes sortes.»

RTBF (L’indispensable monsieur jean pierre/Radio/belge/chronique à écouter sur Myspace)

« Cette saturation, cette contemporanéité du poème et d’un monde organisé comme une propriété privée de poésie, je voudrais les faire entendre à travers un autre exemple; celui d’une oeuvre de Maïa Chauvier et Ioanes (…)
Que celles et ceux qui se demandent si, aujourd’hui, la conjonction entre poésie et politique est possible ou même souhaitable, si elle peut encore dégager des formes fulgurantes, une beauté évidente, aillent voir Récital boxon.
 »

Extraits du Livre de Frédéric Thomas, Salut et liberté.
Regards croisés sur Saint-Just et Rimbaud,
Bruxelles, avril 2009, éditions Aden, pages 189-190.


11 Nov 2012

 

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